26 novembre 2008
I speak english very well
L’autre jour, assise par terre dans ma cuisine (oui j’aime m’asseoir par terre) j’étais aux prises avec une couche du bazou !
Une couche lavable.
Avec du caca dedans (oui je sais ça commence à faire beaucoup de notes avec du caca dedans)
D’habitude je secoue un peu au dessus des WC et hop, tcha tchaw* le cac !
Les doublures en contact avec le popotin sont faites avec des trucs anti collant style voile polaire qu’on appelle « voiles bébé au sec », ça ne rigole pas, Pamprout n'a qu'à bien se tenir.
Mais là il avait présentement fait le cac de la mort de l’année 2008.
Ça collait un peu car ça avait dépassé et il s’était bien assis dessus tout ce qu’il pouvait.
Me voilà donc en train de prendre un peu de PQ et d’attraper la chose.
J’avise un plastique troué pas loin et j’en recouvre mes doigts des fois que.
Parce que vu le degré d’onctuosité de la chose, j’ai faillit me retrouver avec un baume hydratant pour les mains gratos, mais sentant le vieux poney mort.
Pas top pour faire sa geisha aux galeries lafayettes. (surtout que je n’y vais jamais même si c’est à côté de chez ouam mais bon comme on est sur un blog de parisienne, faut bien que je satisfasse mon quota de lecteurs en demande de mondanités so frenchy love Parîîîsss !)
Bref !
Me voilà avec une capote de main, mon plastique troué, à gratter la divine substance.
« Arf ! », me dis-je. « C’est le Devil en personne ce truc! »
Et là, le drame.
Je ne sais pas, un vieux relent d’éducation catho (non pas scato, même si je parle de cac*a)
(je mets une astérique quand même parce qu’à force je vais attirer les cacaphiles avec les requêtes de googueule ! Cacaphiles, rebroussez votre chemin, prenez le 3e blog au fond à droite, oui là bas c’est la bonne adresse)
J’ai été un peu beaucoup inspirée par ma mamie qui faisait une syncope quand on parlait du diable, ayé c’est dit ! Rien qu’à le dire brrrrr !
Or, à ce moment là, j’avais prononcé « devil » (et oui je parle toute seule à une couche assise par terre dans ma cuisine, c’est fun chez moi)
Et là je me dis, ça ne tiens pas leur truc !
Eh quoi, on parle du diable et hop il entend et il arrive nous jouer un de ces tours pendables ?
Parce qu’il n’y a pas que des français qui ont peur du diable et qui n’osent pas prononcer son nom…
Alors quoi ?
Le diable est bilingue, trilingue, deuxcentsoixantequinzelingue ?
Parce que des langues parlées, il y en a légion sur cette terre! Surtout si l’on considère les dialectes, les patois régionaux, etc
J'imagine bien notre pauvre diable vérifier dans son dico français/ mandarin si c’est bien de lui qu’on parle !
De la même manière, je le vois bien aller à la fnac acheter un dico du parler chti pour voir si on fait référence à lui, pendant ce temps là à Lens…
Mamie, si tu lis ce blog, ça ne tient pas ton truc !
En attendant ce soir, je vais quand même croquer une tite gousse d’ail au cas où !
Oui bon, Dracula, Le Diable, c’est quasi kif-kif quoi !
C’est des méchants et nous on est les gentils, c’est « Les Inconnus » qui l’ont dit !
Poisson méssant n’a qu’à bien se tenir… (spéciale cacedédaïe à Mère indigne, à droite dans mes liens)
Tiens le Diable, tu n’as qu’à aller croquer « Les Inconnus », c’est eux les méssants responsables de cette classification méchants / gentils!
Auteuil, Neuilly, Passy, c’est pas du gâteau!
Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre guetto !
(Toujours le quota de lecteurs parigots à satisfaire, là ça y est vous êtes rassasiés pour trois notes au moins)
* depuis que j’ai lu la note d’Obion ça m’a rappelé que je déteste les gens qui disent Tcha tchaaaaw !
http://www.obion.fr/blog/post/2008/11/24/Travail-a-la-chaine
Alors j’exorcise le mal en le disant. C’est comme une chanson crétine qui s’est nichée dans les limbes de notre cortex et qui ne veut pas aller voir ailleurs si on y est.
